Lors de la naissance de ma fille, j'ai décidé d'écrire le récit de cet accouchement. En effet, lors de ma grossesse, tous les récits lus, grapillés sur internet, m'avaient fait du bien et je m'en étais nourrie.

Après avoir publié mon récit sur le blog Les Mamans testent que je suis avec assiduité, j'ai décidé de l'écrire également sur mon blog. Je sais, je fais souvent les choses à l'envers.


"Pour commencer j’aimerais dire que j’étais une mère parfaite, une mère idéale avant d’avoir un enfant ! Je n’avais même pas réfléchi, je serais une super maman avec une poussette au top, des biberons et une petite valise prête à emporter à la maternité dès que les premières contractions se feraient sentir. La maman qu’on voit dans les films.


Mais voilà, lorsque baby Cacahuète s’est annoncé, les choses se sont passées différemment. Déjà, j’imaginais que la femme enceinte était entourée, qu’on allait m’expliquer plein de choses, être bienveillant. Loin, loin de la réalité.

Petit aperçu de ma visite chez ma gynéco sorcière (je sais qu’elles ne sont pas toutes comme ça, bien heureusement):
“Bonjour, nous nous sommes vues il y a quelques semaines car j’avais le projet de faire un bébé… (voix heureuse de la maman, remplie de joie et les yeux plein d’étoiles)
“ Oui et alors ? ça y’est vous êtes enceinte c’est ça ? Ben déshabillez-vous pour un examen. (voix neutre de robot pas content)”

Euh, là ça calme… On appelle pas ça un “heureux événement” ? Je n’attendais pas qu’elle saute au plafond mais j’aurais trouvé qu’un sourire était une réaction plus normale.

Cependant, ce rendez-vous mémorable m’aura permis d’obtenir une documentation régionale avec plein de blabla qui ne sert pas à grand chose et dans laquelle il y avait un petit encart sur les accouchements dans l’eau. Et ça m’a tout de suite emballée. De la douceur, de la douceur après cette brutalité !

Seulement entre la jolie théorie et la pratique, comme toujours il y a un gouffre ! Les établissements français équipés de ce genre de salle de naissance sont presque aussi introuvables que Charlie et son fameux bonnet rayé. Du coup cette solution n’était vraiment pas envisageable. Mais l’idée d’une naissance différente commençait à faire son chemin dans mon esprit.

Dans le même petit encart qui parlait des accouchements dans l’eau, il y avait une ligne sur les accouchements à domicile. Une ligne ce n’est pas beaucoup mais cela m’a permis d’enclencher un second processus. Une de nos amies, Claire, avait donné naissance à ses deux enfants à domicile et j’ai donc commencé à lui poser de multiples questions. Pourquoi un tel choix ? Comment est-ce que cela se passe ? et quantité d’autres... Elle m’explique qu’une seule sage-femme s’occupe du suivi de grossesse et de l’accouchement. Que les relations qui se nouent sont très fortes, que la naissance se passe avec plus de “douceur”. (Je mets le mot entre guillemets pour ne pas choquer non plus !)



Je ne pourrais réellement expliquer le pourquoi du comment mais très rapidement, ce choix s’impose dans ma tête. C’est ce que je désire, c’est ce que mon corps demande. Ce qui est d’ailleurs très étrange car je suis une “angoissée chronique” pour reprendre les termes de mon médecin. L’accouchement à domicile, il faut que j’en sache plus. Tout comme pour les accouchements dans l’eau les régions françaises ne sont pas égales car très peu de sages-femmes les pratiquent. Mais oh joie ! Claire, notre amie m’envoie les coordonnées de deux sages-femmes près de chez moi ainsi que plein de liens sur ce que nous appellerons désormais les AAD (Accouchement à Domicile... à ne surtout pas confondre avec les ANA Accouchement Non Assisté, ceux où la femme est trop une warrior et décide qu’elle veut donner naissance sans sage-femme, sans obligation de suivi médical etc)




Avant de prendre mon premier rendez-vous, nous en discutons mon chéri et moi. Il avoue être assez surpris, pas forcément enthousiaste au premier abord mais il me fait confiance et me dit qu’il me soutient si c’est le choix que je veux prendre.

Ensuite les choses vont assez vite, je rencontre Julie la première sage-femme puis Françoise. En effet, elles travaillent à deux dans le même cabinet et je me sens encore plus sûre de ma décision. Elles dégagent tant de douceur et d’amour pour cette petite Cacahuète, elles m’écoutent, répondent à chaque question qui me (nous <- le papa aussi a plein de questions) turlupinent, même les plus insignifiantes. Elles répondent, patiemment, sans jugement, par des réponses simples et rassurantes. Lorsque je sors de ces rencontres, je me sens sereine et pleinement confiante. Je me sens prête à m’envoler.

Je suis loin, à des années lumières des discours effrayants, culpabilisants que j’ai dû entendre lorsque j’ai parlé de mon choix à ma sorcière de gynécologue. Lorsque Julie et Françoise écoutent le coeur de Cacahuète, elles jouent avec ce bébé, elles sourient puis m’essuient très délicatement le ventre. Elles prennent soin de ce petit être. Ma gynéco sorcière avait parlé pendant l’écoute des battements du coeur, m’avait ensuite dit que mon bébé avait sûrement une malformation et même mes larmes ne l’avaient pas arrêté… Des visites où je n’avais pas vraiment l’impression de m’envoler T_T (je n'y suis plus jamais retournée, naïve mais pas maso)

Quand on fait le choix d’un AAD plusieurs choses sont compliquées. Déjà, gérer les remarques des gens qui savent tout sur tout. Cela va d’ “Un accouchement sans péridurale ? ben bon courage” à "Je trouve que c'est un gros risque mais bon vous faites comme vous voulez" sous-entendu, moi la mère je fais un caprice qui met la vie de mon enfant en danger. Je n’ai jamais compris pourquoi j’avais eu autant de remarques méchantes, presque une haine pour les AAD, une peur de l’inconnu peut-être, je ne sais pas trop.

Je suis physiquement assez frêle alors là aussi ça en rajoute une petite couche. “Je ne sais pas si tu seras capable, c’est très fatigant quand même” youhou que d’encouragements ! Continuez j’en veux encore ! Mais je sais ce dont je suis capable, je sais que mon mari me soutient, je sais que les sages-femmes qui m’entourent ne sont pas inconscientes et qu’elles ne prennent aucun risque. Je suis inscrite à la maternité, ils ont mon dossier en cas de transfert, les sages femmes me font faire de vrais examens (si, si) et valident ou non le projet d’AAD vers le 8e mois. Et encore, si la naissance se déroule durant des dates très précises. J’ai eu l’impression que personne ne s’était dit que moi, la maman, j’étais peut-être celle qui était la mieux placée pour penser à mon bébé,  celle qui connaissait le mieux forces et faiblesses et surtout celle qui ne voulait prendre aucun risque pour son bébé.

Petite parenthèse : AAD ou maternité c’est tout simplement différent et cela répond à des besoins différents aussi avec une même finalité, la naissance de notre enfant. Je ne rentrerai pas dans le débat meilleur ou non, les AAD répondent à certaines femmes, les maternités à d’autres. Il est juste important pour moi que chaque femme puisse faire son choix. Fin de la parenthèse.



Maintenant je vais vous faire rentrer dans notre intimité, faire de vous de petites souris, témoins de l’arrivée de Cacahuète. Alors faites-vous minuscules et sur la pointe des pieds retournons dans la nuit du 13 au 14 février 2012. Il est 4h30 du matin lorsque je me lève pour ma pause pipi “habituelle”. En me recouchant, j’éprouve une étrange sensation, comme de légères douleurs de règles assez régulières. Ce sont de petites contractions, je suis contente car je me dis queCacahuète se rapproche. J’essaie de me rendormir mais je suis bien trop excitée et je regarde mon réveil à chaque fois que la douleur se fait sentir. Ces vagues reviennent toutes les 7 minutes. Je sais qu’il faut que je dorme mais je n’y arrive pas. Lorsque le réveil sonne, je regarde mon chéri et lui demande s’il est prêt à être papa.

Le matin j’ai un rendez-vous chez un orthophoniste. Cela fait des mois que je dois faire ce bilan alors j’appelle Julie pour lui demander conseil et lui dire qu’un petit travail se met en route. Elle me rassure en me disant que si les douleurs ne sont pas intenses, je peux me rendre à ce rendez-vous tout en prenant mes précautions au cas où je perde les eaux.

Je me sens très sereine et je sens bien que le futur papa commence à stresser un petit peu. Je lui demande d’aller faire quelques courses pendant mon bilan, il doit aussi passer au travail récupérer certaines affaires. Il ne veut pas que je conduise et me dépose donc chez l’orthophoniste. On convient que je l'appellerai en sortant si je ne me sens pas de rentrer à pieds.

Le rendez-vous se passe bien et dure presque trois heures. L’orthophoniste n’est vraiment pas rassurée lorsqu’elle me voit noter mes contractions de plus en plus proches. Je reste toujours calme et j’essaie de la rassurer, non je ne vais pas accoucher dans son bureau. Fin du bilan, lorsque je sors, mon chéri est dans la salle d’attente. Inquiet et excité !

On rentre à la maison et j’appelle Françoise car je ne sais pas laquelle des deux doit venir. Je lui dis que les contractions sont maintenant plus rapprochées, toutes les cinq minutes. Mais les douleurs restent vraiment légères, des douleurs de règles qui viennent par vagues puis me laissent tranquille. Françoise me dit que parfois les contractions se calent rapidement sur un rythme très régulier mais que ce sera l’intensité de la douleur qui marquera l’avancée du travail. En attendant, elle me conseille de manger un bon plat de pâtes et d’essayer de dormir car selon elle la naissance pourrait avoir lieu en soirée. Nous la rappellerons dès que les douleurs se feront plus fortes.

Mon chéri est au petit soin, j’ai l’impression d’être une princesse. Il me prépare un plat de pâtes, une infusion aux feuilles de framboisier, des fruits secs... Nous avons installé un petit matelas dans le salon, tout près de la cheminée et je me sens bien à cet endroit pour l’instant. Je n’ai pas décidé du lieu de l’accouchement précis. Je m’allonge sous la couette pour essayer de faire une petite sieste et je regarde Totoro. J’arrive à m’endormir et lorsque je me réveille les contractions sont en effet plus intenses. Je décide donc de prendre un petit bain pour me détendre. C’est en sortant de l’eau qu’une contraction me bloque réellement. Je m’assois et souffle tranquillement toujours accompagnée de mon chéri. Je ne cesse de me dire “Ce n’est que quelques secondes, c’est normal et ça va passer.” Françoise m’avait également dit que je devais absolument récupérer et me ressourcer entre chaque contraction afin de tenir sur la longueur. Je me rhabille et nous allons faire un petit tour sur la terrasse. Là encore, les vagues reviennent avec plus d’intensité. Lorsque je marche elles se rapprochent toutes les minutes.

Je m’allonge et les contractions s’estompent, elles se calent à nouveau sur le rythme de cinq minutes. Mon chéri appelle donc Françoise et lui explique la situation.Elle sera là dans moins d’une heure. En attendant je continue de me reposer.

Après les choses sont très floues dans mon esprit. En effet, une fois Françoise arrivée j’ai l’impression que mon cerveau s’est déconnecté. Je pouvais me laisser aller. Mon corps faisait le travail et moi j’étais anesthésiée naturellement. Je n’ai vraiment que des bribes de souvenirs, des petits flashs qui restent (un ami dira d’ailleurs que c’est juste parce que je n’ai rien dans la tête)

Je vous livre donc mes souvenirs à la façon du “Je me souviens” de Perec.

Je me souviens de douleurs intenses toujours par vagues qui soulevaient mon corps comme une tempête à l’intérieur. A cela, Françoise m’a proposé un peigne à cheveux à tenir fermement dans la main, celui-ci pressant des points d’acupuncture. Je ne l’ai plus lâché jusqu’à la naissance.
Je me souviens d’avoir regardé Robin des bois de Disney mais je fermais souvent les yeux.
Je me souviens de mon repas du soir, un yaourt nature avec du bon sucre roux dedans, mais je n’ai pas réussi à le terminer.
Je me souviens que lors d’une contraction Françoise a percé la poche des eaux.
Je me souviens de cette sensation d’un liquide chaud qui s’est mis à couler et de mon chéri et Françoise qui s’affairaient pour changer les alèses afin de me garder toujours au sec.
Je me souviens m’être allongée sur le matelas et sentir la présence de mon chéri toujours bienveillante à mes côtés.
Je me souviens que son odeur calmait ma douleur.
Je me souviens avoir eu peur de gêner les voisins lorsque je me suis mise à crier quand les vagues se faisaient plus fortes. (mais finalement personne n’a rien entendu).
Je me souviens des premières poussées, sentiment étrange que je maîtrisais mal.
Je me souviens avoir dit à mon chéri que je ne pourrais pas y arriver.
Je me souviens que Françoise m’a mise sur le côté et relevée grâce à des coussins.
Je me souviens m’être agrippée à mon chéri, l’entourant de mes bras et trouvant en lui tout le réconfort dont j’avais besoin. Il me dira plus tard que je lui ai aussi “poignardé” le dos avec mon peigne.
Je me souviens avoir pensé lors des poussées que je préférais être à ma place qu’à celle de mon chéri. Je l’entendais inspirer et pousser avec moi. Je ressentais son énergie et je me disais que certes moi j’avais la douleur mais j’avais aussi beaucoup de répit ce qui n’était pas son cas. Mes sens étaient décuplés, les yeux fermés tout du long, mon corps s’est laissé guidé, notre petit bébé faisait aussi son travail et je l’encourageais.
Je me souviens que Françoise m’a dit apercevoir sa tête et je me rappelle la sensation étrange de mettre ma main sur son petit crâne.
Je me souviens que cette sensation a largement décuplé mes poussées et ce dont je me souviens le plus c’est cette phrase de mon chéri “Il est sorti”. Je ne l’avais pas senti sortir de moi mais j’ai réouvert les yeux et j’ai vu que Françoise tenait un petit être tout blanc. Elle l’a immédiatement posé sur mon ventre et couvert d’une serviette chaude. J’avais un petit bébé, nous avions un bébé, ensemble, nous l’avions fait. Ce petit être était là, sur moi, irréel et merveilleux.

Et soudain, je ressens à nouveau des contractions et pendant quelques secondes je me demande s’il y a un deuxième bébé. Françoise me rassure à nouveau en me disant que c’est le placenta. Je ne m’attendais plus à ressentir ses douleurs et je les ai trouvées bien plus désagréables que celles de l’accouchement. J’ai senti une grosse boule sortir de moi et puis plus rien.

Après mon esprit est venu se reconnecter, je vous livre quelques souvenirs : mon chéri le regardant, un bébé parfait, un beau bébé, pour nous qui trouvons que souvent les bébés ont vraiment une drôle de tête. Moi qui tiens ce petit être. Moi qui demande à Didier de m’aider pour enlever complètement mon haut qui était juste relevé. Moi qui sens la chaleur de ce petit bébé tout contre mon coeur. Il est là, il sent bon et tout mon corps ressent un bien-être incroyable.


Le temps s’écoule même s’il semble s’être arrêté. Françoise est dans la salle de bain et examine avec attention le placenta. Nous finissons par nous demander au bout d’une trentaine de minutes si ce petit bébé est une fille ou un garçon. Le papa soulève la serviette et me dit qu’il pense que c’est un garçon mais qu’il n’en est pas certain. De retour, Françoise soulève complètement ce petit bébé pour quelques examens et découvre : une petite fille. Lilly est née, une petite fille aux cheveux clairs, une petite fille née sur la musique de Bob Dylan, notre petite fée."
Parler de Noël sans Père-Noël, est-ce possible ?

Je suis une adulte, une “grande” et je crois au Père Noël. Je crois en lui comme je crois aux fées, aux esprits, aux divinités de la nature. J’y crois, je le sais. Je n’attends pas de les voir pour y croire. Je me dis souvent que si le Père Noël se montrait, il serait immédiatement capturé. Pensez-vous, téléportation, maîtrise du temps, vol dans un traîneau, maîtrise parfaite du pas feutré… ! Le monde d’aujourd’hui efface le rêve, on serait capable de le disséquer ce pauvre Père Noël, alors qu’avant, j’en suis sûre, il pouvait profiter de cette nuit.

Magique, Noël le reste. Cependant, la magie de Noël ne réside pas selon moi dans cette croyance. J’y crois mais je sais que ce n’est pas lui qui vient me déposer mes cadeaux. Je suis d’ailleurs heureuse de préparer des surprises pour les personnes qui me sont chères. Noël c’est aussi ça, faire plaisir et recevoir.

Je voudrais donc parler de quelques albums qui évoquent la magie de Noël sans raconter aux enfants n’importe quoi. J’aime l’histoire du Père Noël et j’aimerais que ma fille l’apprécie également. J’aimerais la laisser libre d’y croire à sa manière sans lui raconter de sornettes. Je ne m’en sens pas capable.


Agathe ne croit pas au Père-Noël
de Catherine Dumonteil-Kremer

Je ne suis pas totalement objective, car j’adore cette auteure. J’ai dévoré ses livres durant ma grossesse et le second tome Elever son enfant autrement est un peu une Bible dans laquelle je me plonge lorsque j’ai besoin de réconfort.

L’histoire de ce petit album est simple et prend comme point de départ une réflexion bien trop souvent entendue “attention, si tu n’es pas sage, le père Noël ne passera pas…” La jeune Agathe explique donc à son grand-père qu’à la base, le père Noël est juste une belle histoire. J’adore ce renversement des rôles. Mais à tous ceux que j’entends déjà hurler “Et l’imagination ?? et la magie de Noël ??” Et bien, justement, la jeune Agathe va s’interroger sur cela, car pour elle, Noël est vraiment magique.

Les illustrations sont simples mais ne sont pas un coup de coeur. J’apprécie par contre les différentes typologies utilisées pour le texte, il n’en est que plus expressif et j’adore !

La maison d’édition La Plage, qui publie cet ouvrage, mérite le coup d’oeil.


La Magie de Noël
de Claire Freedman, illustré par Gail Yerrill

C’est l’année passée que j’ai craqué sur cet album magnifique. Je n’avais malheureusement pas noté les références et j’ai eu beaucoup de mal à le retrouver. Et je suis bien contente d’y être arrivé, car je l’adore.

Noël approche et petit Souriceau, tout comme Agathe, décide de mener son enquête en demandant à chaque membre de sa famille ce qu’il trouve de magique dans les fêtes de Noël. Pour le grand-père c’est être auprès du feu, se réchauffer les orteils en racontant des histoires, pour la grand-mère c’est écouter les chants de noël, pour les enfants, c’est jouer dans la neige, profiter de la patinoire. Toutes ces petites choses insignifiantes et importantes à la fois, qui rendent la fête de Noël magique.

Les illustrations sont d’une douceur incroyables, elles reflètent parfaitement l’ambiance feutrée de ce moment de l’année. Petite cerise sur le gâteau, les paillettes ! J’adore les paillettes dans les livres, et Minifée aussi !



Kididoc "Joyeux Noël"

Dans un autre registre, un petit album bien sympathique. Déjà, j’apprécie les pages souples et plastifiées, bien résistantes et faciles à manipuler. Dans ce petit album, les enfants découvrent les différents rituels autour de la fête de Noël, la manière dont ce moment est célébré dans d’autres pays du monde mais aussi de très nombreuses anecdotes. En quelques pages, j’ai appris plusieurs choses et j’ai également apprécié le fait qu’il n’y ait pas de parti pris. Les enfants “rêvent” au Père-Noël d’autres croient au Nisse, petit lutin qui apporte lui aussi des cadeaux, d’autres encore à Befana. Chacun fait finalement comme il le désire.



Le Premier Noël de Nina
de Christine Leeson et Gaby Hansen

Au départ, cet album ne m’attirait pas beaucoup mais j’avoue que c’est surtout le texte qui m’a conquise. Une petite souris découvre un magnifique sapin dans une maison et elle décide de décorer, elle aussi, son premier sapin. Elle va donc ramasser divers objets, appartenant chacun à un animal qui au lieu de le lui prêter pourrait très bien la dévorer. C’est la même formule qui revient à chaque rencontre, comme une formule magique et la beauté de cet album repose pour moi sur cette répétition.

Petite citation lorsque Nina rencontre le chien de la maison : “Mais peut-être parce que c’était Noël, ou encore parce qu’il songeait au temps où il gambadait avec les enfants de la ferme autour du sapin, il accepta de prêter son jouet à Nina.”
Si vous avez d'autres références, n'hésitez pas à me les donner, je suis curieuse ! Bonnes fêtes


Noël approche et avec Noël, les vacances, les soirées en famille, entre amis ! Et pour moi, une soirée entre amis se passe très souvent autour d'un bon jeu. Je tenais donc à parler de trois jeux de cartes bien sympas, rapides, pitits pour rentrer dans le sac et surtout simples à comprendre (point hyper important) 

 Game Over le jeu

La simplicité à l'état brut


Inspiré de la célèbre bd Game Over, ce jeu est d'une facilité déconcertante. Et en plus de ça, il réussit à être vraiment fun ! Les cartes sont disposées face cachée et chaque joueur dispose d'un petit barbare d'une couleur. Mission : retrouver SA princesse (qui est enfermée dans une cage, quelle cruche vraiment ) et donc SA clé (comprendre : la bonne couleur). Pour avancer, petit barbare va devoir choisir une carte autour de lui et donner avant de la retourner le nom de l'arme qui éliminera le monstre qu'il va y trouver. Là où les choses se compliquent c'est que si on se trompe, on meurt Game Over. On retourne à son point de départ et la mémoire entre en jeu. Sur cette carte, c'était un monstre qui se tuait à la matraque, sur celle-ci le poison... Dans ce jeu, on meurt souvent et c'est bien normal, respect de la bd oblige. Les parties sont très rapides et peuvent s'enchaîner un bon moment. Seul point négatif, le fait de ne pouvoir jouer qu'à quatre. Mais quatre, c'est déjà pas mal. 

 Time Line

J'adore cette illustration


Jeu culturel, rapide, sympa, et addictif ! Encore plus simple que simple. Des cartes sont distribuées à chaque joueur, pas de nombre limite. Sur la face visible, un événement et une illustration. Il faudra la placer sur l'axe chronologique déterminé par une première carte. La difficulté va crescendo car plus il y a de cartes, plus c'est dur de tomber juste, parfois tout se joue à l'année près.

Exemple : "L'invention de la machine à café" est posée sur la table.
Dans ma main j'ai "La découverte de la pierre de Rosette", avant ? ou après ?

Ce qui est super avec ce jeu, c'est qu'il s'enrichit de booster. J'ai récemment acheté "Musique et Cinéma"Aie, aie, aie !


Bluff party
Une soirée de pitites patates

C'est un jeu, sans être un jeu... Mmmhhh, très clair ! Le principe est là aussi très simple. En début de soirée, avant de commencer un jeu, pendant un repas, pendant un trajet en voiture (plus compliqué voire impossible) chaque personne désirant jouer tire une carte. Sur celle-ci, trois défis sont proposés. Trois difficultés, plus c'est difficile, plus il y a de points. 

Exemple : parler de la météo, masser quelqu'un, aller se servir un verre, marcher à cloche-pied, dire "tu l'as dit bouffi"

Le but est de réaliser ces défis sans que les autres devinent ce que l'on est en train de faire. Si quelqu'un a des doutes, il peut s'écrier "Tu bluffes". Si oui, il gagne nos points, si non, il en perd ! Il suffit juste de faire le compte pendant la soirée.

Je suis nulle de chez nulle à ce jeu. En effet, dès que je tente un défi, je rigole déjà et à peine quelqu'un me jette un regard suspicieux que j'éclate de rire. Mais malgré ça, je me régale.


Le jeûne ?

Il y a quelques temps, Minifée a subi une intervention chirurgicale sous anesthésie générale.

Et là, le problème du jeûne s’est posé. Minifée a 18 mois, elle est allaitée, on cododote et la nuit elle tète encore sacrément. Je ne m’en rends pas vraiment compte car je suis dans un sommeil parallèle d’ailleurs ! éveillée et endormie, la classe.

Bon, anesthésie générale ça entraîne toutes les règles du jeûne préopératoire ! Et là, il y a toujours ce que l’on a lu sur le sujet, les études menées comme ce numéro d’Allaiter autrement de la Leache league ce que peut me dire mon médecin spécialisé dans l’allaitement et puis… la réalité.

La réalité, c’est qu’à l’hôpital le lait maternel n’est pas apparenté aux liquides clairs. En décodé ça donne :
  • liquides clairs, transparents comme de l'eau peuvent être bus et on arrête 2h avant l'intervention
  • liquides "pas clairs" (?) et alimentation solide, on stoppe tout 7h avant l'intervention. Dans cette catégorie on range les bonbons (quand même), le lait (nous y voilà), le jus d’orange...

J’avais souvent lu et entendu que le lait maternel était plus proche d’un liquide clair, étant très facilement et rapidement digéré et que le temps de jeûne de 7h ne s’appliquait pas. Des sites étrangers conseillent d’ailleurs d’arrêter d’allaiter un enfant seulement quatre avant, 6h pour du lait artificiel.


J’ai donc posé la question à l’anesthésiste, mais le lait maternel ou non n’étant pas rangé dans les liquides clairs, Minifée devait respecter le jeûne des 7h. Donc à partir de minuit, plus rien. Et pour terminer le tableau en beauté, on m’annonce aussi qu’après l’opération, elle devra patienter deux heures environ… T_T les larmes ont coulé toutes seules lorsque l’anesthésiste m’a annoncé cela. Heureusement, elle était vraiment gentille.

Point positif à soulever, je n’ai eu aucune remarque sur le fait que Minifée était toujours allaitée, plutôt chouette !

A partir de ce moment, j’ai plusieurs raison de stresser :
  • l’opération, snif
  • l’anesthésie re snif
  • le jeûne de Minifée aie
  • refuser le sein à Minifée, snif et aie
  • l’organisation d’une nuit sans tếtée (?)

Je vais surtout vous expliquer comment tout s’est finalement goupillé.  

Comment ça s’est vraiment passé...

En me renseignant, sur le net, chez un médecin, la piste : le papa gère la nuit armé d’un biberon d’eau tandis que je vais dormir ailleurs était la plus répandue. Cela signifiait pour moi, nuit toute pourrie, pour le papa, nuit toute pourrie et surtout toute pourrie pour Minifée qui allait déjà avoir une dure journée le lendemain.

J’ai finalement opté pour MA solution. Rester avec Minifée et faire face à cela tous ensemble comme nous l’avons toujours fait.

J’avoue, j’ai un peu triché sur le temps de jeûne mais vraiment pas grand chose… et mis mon réveil dans la nuit à 1h30. Quand il a sonné, je me suis réveillée hop j’ai mis Minifée au sein encore endormie comme je fais lorsque je pars très tôt au travail. Ca ne rate jamais ! Devant le sein, comme un petit animal, elle s’est aussitôt mise à téter. Puis, redodo ! Le papa n’est même pas réveillé par ces petits interludes, ce sont des moments entre Minifée et moi.

La deuxième étape a été moins sympa car lorsque Minifée s’est réveillée, elle voulait encore une ration mais on était dans le rouge. Je l’ai tout simplement prise dans mes bras, réconfortée. Je lui ai expliquée la situation, elle a hoché la tête, m’a dit “Je comprends Maman” puis elle s’est rendormie… Non, je rigole ! Mes explications n’ont pas suffi alors nous nous sommes tout simplement levées vers 5h du matin, nous avons joué en attendant le départ. Elle tirait parfois sur mon haut, mais je lui expliquais et la divertissais autrement.

Elle s’est ensuite rendormie en voiture et a donc passé une nuit plus courte que d’habitude mais pas si chaotique que ça. Et grâce à cette solution, nous avons d’ailleurs tous les trois dormis ! Plutôt sympa.

Bon ensuite, étape hôpital, rendez-vous à 7h du matin pour l’opération et Minifée est passée à… 12h30 ! youhou ! Ce fut donc difficile de continuer à lui refuser le sein, la nourriture, les boissons aussi longtemps. Vraiment compliqué et triste aussi. Cela s’est cependant fait.

On avait pensé à acheter un nouveau livre, une surprise que Minifée a découverte à l’hôpital et qui l’a divertie pendant un bon bout de temps.

un pitit ours tout doux




Pour chaque couleur, des animaux, des objets, des trucs à toucher ! Deux pages ont remporté tous les suffrages :
couleur verte : avec le crocodile, la tortue, le lézard, les petits pois
couleur marron : avec le chocolat, le café de papa, la guitare de papa et le clou du spectacle : un caca

Elle a adoré et adore toujours ce livre !

Donc malgré les conditions toutes pourries, Minifée a vraiment assuré !

Après suppositoire qui a mis Minifée complètement ko, elle avait ses petits yeux qui partaient dans tous les sens, descente pour l’intervention, Minifée qui s’en va… et attente.

Interminable

Suite de l’intervention

Je pensais que l’on serait là au moment où elle se réveillerait mais finalement, nous avons été contacté lorsque Minifée se réveillait. Et là, pouvoir de super Maman enclenché, je cours, je vole comme dirait Corneille.

En théorie donc, attente de deux heures avant une nouvelle alimentation même si je ne voyais pas quel mal pourrait lui faire une tétée de réconfort. Minifée était en larmes, la gorge toute desséchée, elle ne voulait qu’une chose : se blottir au sein et boire, enfin. Devant mon profond désarroi, l’infirmière m’a dit que je devrais attendre une demi-heure et que selon elle, elle pourrait ensuite téter mais tout doucement.

Une fois de retour dans la chambre, ma petite goulue s’est mise à téter. Pas vraiment doucement c’est sûr mais la douceur de l’allaitement, le réconfort et l’apaisement qu’il procure, a rapidement effacé cette journée marathon.

Pour résumer :
- mettre son réveil durant la nuit à l’heure dite limite pour une dernière tétée qui va bien remplir le bidou
- avoir un nouveau livre, nouveau jouet qui par la découverte va accaparer bébé
- prévoir de quoi boire et manger rapidos et en cachette, car impossible de le faire devant bébé
- se dire que quoi qu’il arrive, on va gérer tous ensemble

Parfois, on va voir un film car la bande-annonce, l’histoire, l’affiche, les acteurs nous donnent envie… Et parfois, on y va juste parce qu’on a la foi. Ce fut mon cas pour Elysium.

Pour être tout à fait honnête, j’avais quand même aimé l’idée  de départ, mais la bande-annonce m’avait vraiment laissée perplexe. Toutes ces explosions genre gros film d’action pour bourrin du dimanche, pas trop mon style. Mais, une chose retient mon attention “Par le réalisateur de District 9” Neill Blomkamp

Comme j’ai aimé ce film d’un amour inconditionnel, je me dis que je ne peux m’arrêter à cette bande-annonce moisie, et j’y vais, j’ai la foi.

2154, la Terre est surpeuplée, la famine, les maladies sont le lot quotidien de chacun. Les robots, omniprésents assurent la sécurité, l’administration… ça rigole pas. Les riches, quant à eux vivent sur une station spatiale artificielle haute sécurité, une nouvelle planète où tout est bien dans le meilleur des mondes. Les habitants possèdent même une medbox capable de soigner tous les bobos.

Les Terriens aimeraient bien y aller, mais c’est genre Interdit !... genre mort assurée… alors ils restent sur Terre. Mais un beau jour…



Ce qui marque tout de suite dans Elysium c’est ce réalisme, tout me semble tellement plausible que ça en devient déroutant.

Oui c’est un film d’action et en même temps non.
Oui c’est un film violent et en même temps non.
Oui c’est un film de science-fiction et en même temps non.

Elysium, pour moi, c’est voir une main toute ensanglantée et me dire que ça en est presque poétique.
Une beauté morbide, un Flaubert du futur.

A la fin de la projection, j’avais l’impression que l’on m’avait rouée de coups, que mon cerveau n’était plus connecté sur les bonnes ondes… j’ai eu beaucoup de mal à revenir au monde réel.

Je pourrais même dire qu’il y a eu un avant Elysium et un après Elysium. Un film qui m’a changée.

Finalement, District 9 n’était qu’un échauffement.




Minifée fêtera ses 16 mois dans quelques jours, que le temps passe, passe ! Et elle ne se déplace plus sans l’un ou l’autre de ses ouvrages. Elle les serre contre elle lorsqu’elle tente de s’endormir et se promène avec un peu partout.



Mes petits imagiers sonore : "La nature"
Gallimard Jeunesse musique



Voici le premier objet sonore que j’ose acheter. J’ai horreur des jouets bruyants, clignotants & co, cela me stresse ! En fait Minifée a déjà un Yoda qui fait un bruit bizarre et un Super mouton de Worms que son Papa Geek lui cède de temps en temps mais à la base, ça ne lui était pas destiné.

Pourquoi avoir sauté le pas ? Déjà, point le plus important, le volume sonore est très léger, les sons agréables et courts (pas une mélodie qui dure trois heures et qui donne envie de taper sa tête contre les murs).

L’album est composé de six sons : la grenouille, la rivière, l’oiseau, la pluie, la mer et le hibou.

J’adore les illustrations, elles sont simples mais très mignonnes. Pas d’histoire, c’est un imagier sonore. A part l’oiseau qui est tout seul sur sa branche, les autres pages mettent vraiment en scène l’élément avec des animaux rigolos et de jolies couleurs.

Le petit format en fait un compagnon de route indétrônable... sauf peut-être par...


Ma Ferme à toucher
Milan



Format beaucoup plus grand pour Minifée mais elle arrive quand même à partir se promener en le tenant dans ses bras. Cette fois ce n’est plus les sons, mais plein d’animaux à toucher avec le duvet du poussin, la laine du mouton, la fourrure du lapin... et la vache (qui semble faire peur à Minifée car elle fait “non” dès qu’elle la voit et tourne la page).

Hum, hum, j’ai appris beaucoup de choses comme le bruit des animaux par exemple.

Les illustrations sont là aussi très simples mais ça fonctionne bien. C’est beaucoup plus rempli que l’imagier sonore mais ce livre n’a pas du tout le même but. C’est un petit documentaire vraiment sympa à feuilleter, il y a des informations un peu partout et plein de choses à toucher. (j’adore la barbichette de la chèvre !)

Coup de coeur pour Minifée
edit : Minifée semble avoir fait la paix avec la vache...









 Un film dont on m’a beaucoup parlé (enfin surtout mon chéri) parce que dedans, ils avaient eu l’autorisation de tourner dans le Lucas Ranch… ranch top secret de Georges Lucas.

Présenté comme ça, c’est surtout la curiosité qui prend le dessus mais je ne savais rien d’autre sur l’histoire. Ajoutez que sur l’affiche du film on voit le casque de Dark Vador  et vous obtenez moi qui ait d’un côté bien envie de le regarder et de l’autre, peur de tomber sur un truc bien nul.

Alors cela se passe en 1998… 1998, quelques mois avant la sortie plus qu’attendue de l’Episode 1, la menace fantôme (si je dois préciser Star Wars, passez votre chemin, ce film risque de ne pas vous faire rire du tout). Un groupe d’amis décide de s’introduire dans le Lucas Ranch afin de voler une copie du film et ainsi arrêter l’attente interminable mais aussi permettre à l’un d’eux qui est atteint d’un cancer de voir le film avant sa mort.

Et là, le voyage commence ! Des références à gogo, des situations géniales et puis aussi, cette haine inexplicable pour les Trekkies… fan de la série Star Trek. Je n’ai jamais bien compris d’ailleurs, mais c’est vrai que Star Trek à part la version de J.J. Abrams qui déchire du slip, les autres on ressent vraiment le côté autre dimension pour ma part ! (d'ailleurs "Into Darkness" arrive bientôt !!!! Trop hâte !) <- parenthèse refermée

J’ai adoré ! et je l’ai regardé plusieurs fois en peu de temps. Le film en lui-même est déjà génial mais ce qui m’a le plus plu c’est que j’avais l’impression d’y être. Chaque personnage me faisait penser à des geeks de mon entourage (sans vexer personne... au contraire) et j’aimerais beaucoup entreprendre un tel voyage.

Ajoutez à cela un casting du tonnerre de Zeus et vous obtenez un film exellentissime :) il y a même la Princesse Leïa !



Bon, le bémol c’est qu’il ne pouvait pas savoir que l’Episode 1 était bidon mais ça c’est une autre histoire. Cependant, la touche finale du film m’a semblé aborder cela.

Alors Fanboys or not ?



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